Nos Articles

Voir tous les articles du PASA-NK

le 24 Octobre 2019

PASA NK et ses partenaires en atelier de planification opérationnelle

Le PASANK, un projet novateur en RDCongo que le FIDA et le Gouvernement de la RDC ont accepté d’impliquer des organisations paysannes (SYDIP, COOCENKI et LOFEPACO) comme chefs de file dans les filières pomme de terre, maïs, riz ; la FOPAC Nord Kivu dans le renforcement institutionnel ; l’ ONG Belge Rikolto pour le café arabica ainsi que les services publics de l’Etat( IPAPEL,IPDRAL,INERA,CAPSA ,SENASEM, SNSA, DVDA, ONAPAC ex ONC et l’Université Catholique de Graben) pour les appuis techniques. Ce projet a démarré depuis décembre 201 L’Unité de Coordination Provinciale de PASANK (Projet d’Appui Secteur Agricole du Nord Kivu organise à Goma, dans les enceintes de l’hôtel Mbiza, du 13 au 16 février un atelier de planification opérationnelle pour 18 mois allant de 2019 à juin 2020. Cet atelier de 43 participants en provenance des territoires d’intervention du projet PASANK voudrait mettre en place un chronogramme de tous les jalons de la période couverte par le PTBA (Plan de Travail avec Budget Annuel) en guise de planification opérationnelle de 18mois après son lancement de décembre dernier. Accueilli par le Coordonateur National de l’UCP PASANK, Mr Kazadi Bukasa Bruno, a remercié son équipe pour la bonne marche des activités du projet PASANK depuis son lancement en en province du Nord Kivu. Il a exhorté les partenaires de bien lier à des actions concrètes au budget qui a été validé par le bailleur de fonds, FIDA. Pour le Ministre Provincial de l’Agriculture, Pêche, Elevage et Développement Rural, Mr Kambumbu Martial, qui a ouvert solennellement les travaux de cet atelier, au nom du Gouverneur de la Province du Nord Kivu, Honorable Julien Kahongya, lui a salué cette branche de planification de l’UCP PASANK d’avoir répondu aux normes de la mise en œuvre des activités de projet par tous les acteurs impliqués. Ravi de l’apport du projet PASANK dans la mise en œuvre du Plan de Développement Provincial, le Ministre Kambumbu Martial a réaffirmé la volonté du gouvernement provincial du Nord Kivu dans l’accompagnement des activités du PASANK afin d’atteindre les résultats assignés mais également d’améliorer les conditions de la sécurité alimentaire en province. Durant quatre jours, les participants vont échanger sur la théorie de changement du PASANK c’est-à-dire une analyse minutieuse des interactions entre l’impact-les effets-les résultats principaux et les produits du projet, le cadre logique de référence et celui des résultats avec indicateurs spécifiques de PASANK ainsi que les indicateurs de base du FIDA. Il y aura également la présentation et l’analyse des contenus des plans opérationnels des OP chefs de file et des services étatiques impliqués dans le projet avant de chuter par harmonisation des indicateurs et des cibles. Ceci pour permettre aux parties prenantes de mieux maîtriser les actions de chaque partenaire avec possibilité de définir les interactions entre eux. Notons que le budget pour la mise en œuvre des plans opérationnels des partenaires de PASANK pour une période de 18 mois est de 13 493 125 $ américains dont 61% pour la première composante qui est le soutien au développement des capacités des acteurs d’appui aux filières agricoles, 17,4% pour la composante d’appui aux infrastructures rurales et finalement 21,6% pour la gestion et la coordination du projet. Jean Baptiste M.

le 24 Octobre 2019

Le Projet PASA-NK, une volonté politique pour relancer la filière café en RDC

Projet d’appui au secteur agricole du Nord-Kivu est une intervention du Gouvernement congolais. Il est cofinancé par le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) à la hauteur de 63,8% ; le Fonds pour le développement international (OFID) contribue avec 18,3% ; le Gouvernement congolais avec un 11,2% et la participation des bénéficiaires directs est évaluée à 6,7%. Lancé le 29 novembre 2018 à Kinshasa, et le 06 décembre 2018 à Goma (Nord-Kivu), son siège opérationnel, l’objectif du PASA-NK est d’appuyer principalement quatre filières agricoles dans la province. Il s’agit du maïs, le riz, la pomme de terre ainsi que le café. Au cours d’un atelier organisé du 24 au 26 juillet 2019 à l’hôtel Planete, à Goma, par l’Unité de Coordination Provinciale du PASA-NK, en collaboration avec son partenaire, chef de file filière café, l’Ong belge Rikolto, les délégations venues de plusieurs horizons ont échangé autour de la question liée à la promotion du café Nord-Kivu ainsi que des stratégies de financement durable de la filière. Ce, en créant un cadre de concertation multi-acteurs et parties prenantes sur la stratégie d’accès au financement durable de la filière café, pour répondre effacement à la demande du marché tant sous régionale, nationale qu’internationale. La vision se profile aussi dans la promotion de la consommation provinciale, nationale et mondiale du café arabica congolais, atout indéniable du développement socio-économique de la RDC. Contexte De la production à la consommation du café arabica de la province du Nord-Kivu, il a été constaté des contraintes identifiées par les participants, sous la facilitation du responsable de la composante Secteur privé de PASA-NK, avec Rikolto qui ont la responsabilité de catalyser les changements des systèmes des marchés à différents niveaux des maillons de la chaîne de valeurs dans une approche gagnant-gagnant. Les échanges au cours de cet atelier ont essentiellement tourné sur la stratégie d’accès au financement et aux crédits agricoles qui passent par la collaboration entre les Institutions des micro-finances, des banques et les différentes organisations des producteurs, les coopératives de caféiculteurs pour le développement intégral du secteur agricole en RDC. À ce jour, le financement agricole conduit partout au monde à l’autofinancement de l’agriculture familiale et c’est reconnu depuis la crise alimentaire de 2007 et 2008. La problématique majeure commune aux quatre filières de PASA-NK réside, non seulement dans le dysfonctionnement des services économiques le long des chaines de valeurs respectives. Mais aussi, dans l’inefficacité des infrastructures des dessertes agricoles et des opérations post-récolte, notamment, le stockage et le développement des marchés rémunérateurs. D’où, l’importance de cet atelier qui a permis d’analyser le besoin en financement et l’appréciation de la réponse qui en découle, dans le but d’améliorer les services économiques des Coopératives œuvrant dans la filière café arabica au Nord-Kivu. Objectif visé « L’objectif primordial de cet atelier est de mettre ensemble les différents acteurs de la chaine des valeurs café au Nord-Kivu, pour essayer de définir les stratégies d’accès au financement durable. La filière café est d’une grande importance socioéconomique au niveau de la province. Notre idée était de mettre ensemble les banquiers, les institutions des Micro-finances, les coopératives et les producteurs afin d’identifier les défis majeurs au niveau des différents maillons de la chaine des valeurs, pour voir de quelle manière la collaboration entre les producteurs, les agriculteurs et les Institutions bancaires peuvent trouver des solutions appropriées pour que cette filière soit rentable », a expliqué Théo Mbugha Mbayi, chargé du Secteur privée PASA-NK. Il a fait remarquer qu’il se pose également les problèmes liés à l’accès aux intrants de qualité, aux semences et au renouvellement des plantations au niveau de la production. Théo Mbugha Mbayi ajoute qu’au niveau post-récolte, les participants ont voulu réfléchir, non seulement, sur l’amélioration de la qualité du café, mais aussi, sur les infrastructures de stockage, de transformation et de traitement du café qui restent encore des défis majeurs à relever. « Il faut donc un appui financier conséquent qui implique l’intervention des acteurs qui sont les banques d’abord, et les Institutions des Micro-finances », a-t-il estimé. Des Résultats attendus A l’issu de cet atelier de haut niveau, les organisateurs s’attendent, notamment, à l’appropriation, par les acteurs privés du secteur financier, d’une logique d’intervention du projet et la souscription à la demande des services financiers qui devra être exprimée par les acteurs et parties prenantes aux chaines de valeur de la filière café. Le Projet souhaitait aussi le démarrage de processus de contractualisation entre les coopératives et les acteurs du secteur privé pour l’Intermédiation financière et les ventes groupées des produits agricoles. « Les attentes avant la tenue de l’atelier sont réalisées à 80% mais, le gros reste à faire. Nous allons donc continuer le travail de mise en relation entre les coopératives des agriculteurs et les banques pour mobiliser davantage les fonds dans ce secteur », a reconnu Theo Mbugha Mbayi. Pour sa part, le Fond international pour le développement agricole (FIDA) qui finance à 63% ce projet, émet le vœu de voir des actions concrètes sur terrain. « Nous, FIDA, nous allons au-delà du financement disponibilisé pour ce Projet, en faisant le suivi du travail marketing du Café arabica sur le plan national et International. Il est possible que le Café arabica du Nord-Kivu soit consommé partout en RDC et au monde. Nous y travaillons puisque le FIDA a comme mandat spécial le financement de l’agriculture et le développement durable, en appuyant les petits producteurs avec des financements et des circuits de vente des produits agricoles, dans le but d’améliorer la sécurité alimentaire », a indiqué aux participants, Ephraïm Balemba Gubandja, Chargé de programme – Pays de FIDA en RDC Recommandations Selon PASA-NK, l’accent est mis sur le café parce que c’est une culture pérenne, durable et permet aux producteurs de stabiliser leurs revenus. « Le café arabica de la RDC est consommable mondialement et c’est à l’Est de la RDC et dans la Région des Grands Lacs que se trouve ce café. Raison pour laquelle nous voulons promouvoir ce café car cela représente des avantages économiques pour les petits producteurs également », a souligné Bruno KazadI Bukasa, coordonnateur national de PASA. Il précise que c’est une agriculture qui exige des opérations ponctuelles, avant d’insister sur la mise en pratique et le partage des résolutions de cet atelier. La plus grande des recommandations des participants à cet atelier est que le modèle de financement de la filière café du Nord-Kivu puisse tenir compte de la chaine de valeur. « Aujourd’hui, nous devons aller de la commercialisation à la production car, il existe des invendus et il faut que ceux-ci trouvent d’abord un marché. Ceci va encourager les petits planteurs et la filière café pourrait avoir de l’élan sur le plan national et international », a recommandé le député provincial, Bertrand Kakule. En outre, les participants ont appelé aussi à la restructuration et à la redynamisation de l’Office national pour la production agricole au Congo (ONAPAC), pour bien accomplir ses diverses missions d’accompagner les cultivateurs du Café Ouverture aux investisseurs Le Secrétaire général de l’Agriculture, Évariste Bushabu qui a représenté le Gouvernement congolais à ces assises, s’est réjoui de l’implication de PASA-NK dans l’améliorer du secteur agricole au Nord-Kivu. « L’agriculture est parmi le secteur générateur des ressources en RDC. Le Gouvernement de la RDC à travers le Ministère de l’Agriculture appuie cette démarche de PASA Nord-Kivu dans la promotion de café et d’autres produits agricoles. C’est une occasion d’ouvrir la porte aux investisseurs qui apprécient surtout le café arabica congolais. L’État sera présent dans toutes les actions qui seront posées quant à ce, pour une réussite totale de ce Projet », a déclaré Évariste Bushabu. D’après le FIDA, l’implication de l’État serait aussi de veiller à la diminution des importations de cafés venant des pays étrangers, ce qui conduira à la consommation locale et à l’exportation du café de la RDC vers d’autres destinations. La Vice-gouverneur du Nord-Kivu, Lumoo Kahombo qui avait ouvert les travaux de cet atelier, a salué le travail réalisé par toute l’équipe du PASA-NK. « Nous rassurons à vous tous ici que les ateliers prévus dans le même sens pour d’autres filières dans d’autres villes et territoires de la Province seront sécurisés par le Gouvernement Provincial. Nous allons aussi réhabiliter les structures habilitées pour la transformation de café en Province. Notre programme quinquennal va appuyer en grande partie, le secteur agricole qui va booster l’économie de la Province », a-t-elle rassuré. Par ailleurs, le projet PASA-NK couvre cinq territoires de la province du Nord-Kivu : Beni, Lubero, Rutshuru, Nyiragongo et Masisi. Il vise à atteindre dans 7 ans, un total de 28.400 ménages des petits producteurs agricoles en province. D’autres ateliers sont prévus également par PASA-NK durant fin juillet et début août 2019, dans la ville de Beni sur la filière Riz ; dans la ville de Butembo sur la filière pomme de terre ; et sur la filière maïs, dans le territoire de Rutshuru. Défis et Conclusions Parmi les défis qui sont signalés dans ce secteur agricole, on cite notamment, le problème lié à l’enclavement de certaines zones de production du café en province. Les consommateurs du café arabica du Nord-Kivu ne sont pas très profondément informés sur les vertus de la consommation du café. Au Nord-Kivu, il existe cependant très peu d’usine de transformation de café. Les questions de marketing et les matériels adéquats constituent également les défis. « L’analyse et le développement des chaines de valeur vont sûrement nous pousser à des améliorations des conditions de vie de la population rurale et contribueront à la sécurité alimentaire et l’amélioration durable des revenus. Nous devons retenir que les éléments importants dans tout ça restent la connaissance d’un sous-secteur qui s’établit peu à peu en son sein, la confiance qui se crée entre certains acteurs et la dynamique qui en découle. La volonté d’attirer les opérateurs privés se traduit ainsi par la mise en place des nouveaux instruments de financement et des réformes pour améliorer le climat des affaires et les politiques y voient une opportunité de palier à la faiblesse des financements publics et de transformer les agriculteurs africains », a conclu, Théo Mbugha Mbayi.

Il sied de noter qu’au cours de cet atelier de Goma, les participants ont eu également l’occasion de visiter une usine de production du café arabica (SOTRAKI), située dans le quartier Keyshero. Ce, afin de palper du doigt le travail qui se fait dans cette filière café à Goma et dans toute la Province du Nord-Kivu. D’autres rencontres sont prévues dans les jours avenirs pour évaluer la mise en pratique des recommandations issues de cet atelier. « Cette série d’ateliers démarre donc un processus qui doit amener le PASA NK à se rassurer que les producteurs, à travers leurs coopératives agricoles de café, ont accédé au financement, ont signé des contrats de livraison du café , ont livré réellement du café aux grands acheteurs, et des revenus monétaires sont rentrés directement dans les ménages agricoles des petits producteurs de café en province du Nord Nord Kivu, », a déclaré Daniel Bunambo, responsable de planification, suivi évaluation de PASA – NK Jean Baptiste M.

le 24 Octobre 2019

La grande saison agricole de septembre 2019 préparée à merveille avec PASA-NK

Le Programme d’appui au secteur agricole du Nord-Kivu (PASA-NK) est un projet du Gouvernement de la RDC, cofinancé par le FIDA et l’OFID pour une durée de 9 ans, dont deux ans perdus à la suite de la suspension du portefeuille FIDA en RDC. Il a été lancé à Kinshasa et à Goma, le 29 novembre et le 06 décembre 2018. Le PASA-NK vise l’amélioration de la productivité et la rentabilité de quatre filières agricoles, à savoir maïs, riz, pomme de terre et café, en faveur de 28.400 ménages des petits producteurs dans les territoires de Masisi, Rutshuru, Nyiragongo,Beni et Lubero. Ce, en vue de s’imprégner de la bonne préparation de la campagne agricole de septembre 2019 pour les filières maïs, pomme de terre, riz et café, ayant comme chef de file COOCENKI, SYDIP , LOFEPACO et RIKOLTO qu’une mission conjointe UCP-PASANK,IPAPEL et SENASEM vient d’être effectuée dans cinq territoires du projet d’appui au secteur agricole du Nord-Kivu. Dans ce projet,la FOPAC NK s’occupe de l’appui institutionnel et de la communication en faveur de ces OP chefs de file. C’est sous la conduite du coordonnateur national du PASANK, M. Bruno Kazadi, qu’une mission conjointe était effectuée au mois d’août dernier dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo et Masisi, avant de poursuivre la sensibilisation à Lubero et à Beni. Selon M. Bruno Kazadi, la mission conjointe UCP-PASANK, IPAPEL et SENASEM veut se rendre compte de l’état de préparation de la saison agricole de septembre 2019 par les agriculteurs impliqués dans le Projet d’appui au secteur Agricole du Nord Kivu. « La mission avait également pour objectif de motiver les organisations paysannes dont chacune est chef de file d’une filière agricole spécifique, à accélérer les préparatifs de la saison agricole de septembre 2019… il fallait également améliorer la perception des autorités locales sur le mode opératoire du projet mais aussi et surtout se rassurer de la qualité de semences commandées par les organisations paysannes qui s’occupent chacune d’une filière spécifique » a fait savoir monsieur Bruno Kazadi, s’exprimant devant la presse lors de sa descente en territoire de Rutshuru. Se regrouper en organisations pour plus d’appuis Lors de la mission de supervision le 21 août dernier, la délégation s’est tout d’abord rendue à Karavegeti dans le groupement de Kisigari pour visiter les activités des petits producteurs réunis en coopérative ou organisation paysanne qui travaillent dans la filière maïs sous le lead de COOCENKI. La mission s’est ensuite rendue dans les plantations voisines de Karavegeti et de Rubare pour visiter le bassin de production du café sous le lead de RIKOLTO avec des organisations de base et entrepreneurs privés qui s’occupent déjà d’une pépinière d’environs cinq milles plantules du café arabica entretenue par l’entrepreneur Josué Magagi de l’établissement Baraka. Poursuivant la mission, la délégation s’est rendue au bureau de la chefferie de Bwisha où le secrétaire administratif, visiblement content d’accueillir la délégation PASANK, rappelle que dans son entité, la filière café semblait déjà abandon- née par les agriculteurs depuis longtemps mais présentement, il s’estime heureux de voir cette culture revitalisée. M. Anicet Sanvura reste convaincu que beaucoup d’agriculteurs seront soulagés en recevant l’appui technique et matériel, mais aussi l’encadrement dans l’organisation du marché du café à travers ce projet PASANK. « La seule chose que je recommande aux agriculteurs de mon entité, c’est de tenir fort et de se regrouper en organisations paysannes pour recevoir beaucoup plus d’appuis, j’en profite aussi pour dire que même le pays a besoin du secteur agricole renforcé », indique M. Anicet Sanvura, secrétaire administratif de la chefferie de Bwisha en territoire de Rutshuru. De son côté, le superviseur de l’établissement Baraka, intervenant également dans la production et la vente des produits agricoles et industriels, notamment la production des semences et farine de maïs ainsi que du business en café arabica dans le Rutshuru, dit accueillir à bras ouvert le projet PASANK. M. Ernest Bizimana, gérant de l’entreprise, rappelle que depuis bien avant, l’établissement Baraka a connu beaucoup de défis notamment liés à l’amélioration de la production et la rentabilité sur le marché. Cependant, il montre qu’avec ce nouveau programme d’appui au secteur agricole, il y a déjà une lueur d’espoir Des intrants agricoles à subventionner aux agriculteurs Toujours dans le cadre de ladite campagne agricole ayant commencée dans le territoire de Rutshuru, la délégation PASANK a visité, le 22 août der- nier, de petits producteurs de maïs dans les secteurs de Nyongera, Kinyandonyi et Kahunga. A Nyongera, les producteurs de maïs regroupés au sein de la COAK (Coopérative Agricole de Kiwanja) emblavent 14 hectares pour la saison de septembre. Alors qu’à Kinyandonyi, c’est l’association UVDS (unité des volontaires pour le développe- ment social) regroupant une bonne centaine d’agriculteurs, a réservé un accueil chaleureux aux visiteurs et son coordonnateur Stemba Kabije en a profité pour sensibiliser et rassurer ses coéquipiers que le projet PASANK leur sortira de la misère dans laquelle ils croupissent. En effet, selon les explications de l’inspecteur provincial IPAPEL/Nord-Kivu, M. Gilbert Ndabagera, il y’aura dans le cadre de ce projet, la subvention des intrants agricoles. Ce qui signifie que le programme PASANK aidera les paysans à obtenir les intrants agricoles même avec leurs maigres moyens. Ici, Mme Masika Marie-Jeanne, membre de l’association paysanne UVDS (Unité des Volontaires pour le Développement Social), dit être satisfaite des explications données par rapport aux objectifs du projet PASA-NK et elle a hâte de voir tout se matérialiser comme pré- vue« Selon les explications, ce projet va nous aider si nous sommes unis…nous aurons de la nourriture et de l’argent grâce à l’appui technique des experts parce que nous pourrons commercialiser ou transformer par nous-même les produits agricoles » a-t-elle dit. Quant à la demande des crédits bancaires par les petits paysans, M. Bruno Kazadi, coordonnateur national du projet, a demandé aux paysans d’avoir la culture d’épargne en travaillant de commun accord avec des coopératives d’épargne et de crédit au niveau local ainsi que des banques. « Nous voulons que les paysans aient la nourriture mais aussi l’argent, voilà pourquoi le projet PASANK a également entamé des processus même dans le secteur privé pour la passation des marchés pour les semences améliorées et engrais organiques », affirme-t-il lors de son allocution devant les agriculteurs. Les producteurs agricoles exhortés d’améliorer leurs techniques agricoles Poursuivant les sensibilisations en territoires de Nyiragongo et de Masisi, le coordonnateur national du PASANK a exhorté aux producteurs agricoles d’améliorer davantage leurs techniques agricoles, par exemple en cultivant sur des lignes droites, mais aussi penser à l’approche colline. Car, estime-t-il que c’est la seule voie d’approcher tous les agriculteurs et de résoudre ensemble les problèmes liés à leur filière au sein d’un même bassin de production. M. Maneno, producteur de la pomme de terre de Masisi et président du Conseil d’administration de la Coopérative Agricole de Masisi (COAMA), accompagné par SYDIP dans ce projet, a remercié le projet PASANK, à travers son coordonnateur national, d’avoir pensé à la professionnalisation de la chaîne de valeur agricole de la pomme de terre à Masisi. « Ici la pomme de terre est rentable plus que l’élevage malgré que Masisi soit une zone pastorale. A l’hectare, le producteur peut produire 15 tonnes pour une saison de 4 mois et vendre son sac à 40$, alors que la rentabilité pour la vache est de 7$ le mois par hectare. C’est pourquoi, les concessionnaires d’ici à Kirolirwe, un village de Masisi, ont facilement compris que nous devons associer la culture de la pomme de terre à l’élevage de vache afin d’obtenir plus de rentabilité », a défendu M. Maneno. Le projet PASANK prévoit des activités de sensibilisation des agriculteurs familiaux et chefs terriens pour l’accessibilité à la terre. PASANK veut booster le café et le riz de Beni Cette même campagne agricole par la mission conjointe UCP-PASANK,IPAPEL et SENASEM s’est également dirigé dans la partie Nord de la province sous la conduite du Dr Ndabagera Gilbert,Inspecteur Provincial de l’Agriculture,Pêche et Elevage au Nord Kivu. Ce sont les bassins de production de la pomme de terre, du riz ainsi que du café successivement ciblés pour le territoire de Lubero à Kipese, Masereka,CAPSA Luhotu,Bikara et pour Beni à Kasindi-Mihhende -Kyanzaba -Mabalako-Cantine-Isale. Après diverses réunions de sensibilisation avec les producteurs agricoles de ces cinq territoires de la province du Nord-Kivu, des entretiens avec les autorités locales et coutumières et des visites des bassins de production, la délégation conduite par le coordonnateur national du PASANK s’est réjouit de l’engagement des OP chefs de fil et leurs bénéficiaires de l’engagement pour la mise en oeuvre du projet PASANK. Jean Baptiste M.

December 26, 2016

PASA Nord-Kivu : des cultivateurs amorcent la saison agricole de la pomme de terre à Lubero

Début, ce mercredi 18 septembre 2019, des activités de la saison agricole A 2020 pour les producteurs de la pomme de terre en territoire de Lubero. La campagne a été lancée en localité de Nyabili au cours des activités présidées par l’inspecteur territorial du service de l’Agriculture, Pêche et Elevage, AGRIPEL. Pour commencer cette campagne, une trentaine de cultivateurs de la pomme de terre et des agronomes du SYDIP se sont retrouvés dans un champ à Nyabili pour une démonstration pédagogique. L’idée était que tous les paysans aient la même information sur les pratiques conseillées dans le plantage pour mieux récolter. Des paysans ont promis concrétiser les conseils des agronomes. « Oui, les conseils sont bons. Je suis conscient que suivant ces conseils nous allons beaucoup bénéficié. On m’a octroyé 200 kg de pomme de terre. C’est la semence. J’espère récolter 2 tonnes à 2 tonnes et demi », a espéré ce paysan. L’ingénieur KASEREKA BAKWANAMAHA Daniel, inspecteur de l’AGRIPEL, a rassuré de l’accompagnement permanent des paysans. « Les accompagner techniquement. Comment préparer d’abord le terrain. On ne peut pas préparer un terrain de pomme de terre n’importe comment, n’importe quand. Il y a des normes techniques. Alors, il y a des agronomes de l’AGRIPEL qui sont là pour accompagner les agriculteurs qui sont déjà ciblés dans le projet », a-t-il rassuré. Pour sa part, le Président national du SYDIP, conseille aux paysans de planter dès maintenant jusqu’à la première semaine d’octobre. BALITENGE WANGAHEMUKA circonscrit l’activité. « C’est pour montrer aux producteurs les techniques culturales liées à la culture de la pomme de terre. Et cela c’est pour permettre à augmenter les revenus des producteurs et productrices des pommes de terre et aider leurs familles à résoudre des problèmes pour qu’il y ait une vie meilleure dans l’avenir », a circonscrit BALITENGE WANGAHEMUKA. Le lancement de la saison agricole A de la pomme de terre rentre dans le cadre du Projet d’Appui au Secteur Agricole, PASA Nord-Kivu. Ces mêmes activités sont prévues bientôt en territoires de Nyirangongo et Masisi. En fait, le SYDIP va accompagner au moins 4 mille producteurs de la pomme de terre dans 3 territoires. Au cours de cette saison, le producteur est invité à contribuer en termes de 10 % du coût global de la semence, de l’engrais et des produits phytosanitaires. Rédaction Radio Moto Butembo

Le 24 Octobre 2019

Des agents des OP et cadres de services étatiques à l’école de suivi-évaluation des acquis du PASA-NK

L’unité de Coordination projet PASA-NK organise , du 16 au 20 octobre à Goma, un atelier de formation sur les outils de suivi-évaluation en faveurs des agents des organisations paysannes chefs de files et cadres de services étatiques partenaires au projet d’Appui au Secteur Agricole du Nord Kivu. L’objectif général de l’atelier est de renforcer les capacités des organisations paysannes et des services publics dans le suivi et collecte des données sur les activités et sur les indicateurs des activités, des produits, d’effets d'impact du PASA-NK. C'est sous la facilitation des experts de PASA-NK notamment le chargé de suivi-évaluation , du secteur privé, de ciblage et des OP, le responsable administratif et financier et celui des aspects agronomiques et recherches appliquées. Cette formation sur le suivi-évaluation s’étend à cinq jours en faveur de 42 participants agents des OP(LOFEPACO, COOCENKI,SYDIP) Rikolto et FOPAC NK ainsi que les cadres de services publics en lieu avec l’agriculture notamment l’IPAPEL, IPDRAL, SENASEM, CAPSA, ONAPAC, SNSA, DVDA et UCG. Ces séminaristes vont être initiés aux outils de suivi évaluation tels que développer par le projet du PASA-NK, à la méthodologie de collecte des données, au développement des plans de collecte des données et seront initiés à la base de données à travers les applications Access et Excel pour la saisie et le stockage des données. En fin aider les agents des OP et cadres de services étatiques à explorer les outils de rapportage techniques périodiques pour les activités du PASANK. Maitriser en profondeur le PASA-NK « Le PASA-NK est un projet d’appui au secteur agricole du Nord –Kivu avec financement du FIDA,de l'OFID et du gouvernement de la RDCongo », rappelle Mr Daniel Bunambo,le chargé de suivi-évaluation de PASA-NK. C’est un projet qui vise à améliorer durablement la sécurité alimentaire et les revenus des ménages des petits producteurs impliqués dans le projet à travers l’amélioration de la productivité et de la rentabilité de 4 cultures (maïs, riz, pomme de terre et café arabica) pratiquées par les petits producteurs/rices. Les partenaires du PASA-NK sont repartis en deux catégorisés dont les organisations paysannes chefs de file et les services publics qui vont mettre en œuvre les activités du projet durant sept ans en augmentant de 30% l’indice d’accumulation des biens dans les ménages tout en réduisant la malnutrition infantile de 20%, à accroitre le rendement et le volume de la production du riz, de maïs, de la pomme de terre et du café au Nord-Kivu mais également en accroissant la marge bénéficiaire à l’hectare par culture. « Les participants en atelier de formation sur les outils de suivi –évaluation sont invités à tenir compte des indicateurs du projet PASA-NK dont le nombre des ménages bénéficiaires direct, le revenu des ménages, la réduction de la malnutrition infantile, l’augmentation du rendement, l’augmentation de la marge bénéficiaire à l’ha, l’adoption de la GIFS, la vente groupée, l’effectivité des chaines des valeurs, la contractualisation entre OP et le secteur privé » insiste monsieur Daniel Bunambo.Le Coordonnateur du PASA-NK, Monsieur Bruno Kazadis’est réjoui de retrouver tous les participants dans cette activité importante. « A la fin du projet nous ne devrons pas évaluer des différentes façons. Il faut des indicateurs pour chaque cible bien défini car pas d’indicateur sans cible. Je vous demanderais que la suite d’exécution de ce programme soit basée sur les indicateurs et les cibles », exhorte Mr Bruno Kazadi. Stratégies GIFS au PASANK Monsieur Samson Chiruza, chargé des aspects agronomiques et la recherche appliquée au projet PASANK défini la GIFS comme le meilleur usage possible des stocks de nutriments se trouvant dans le sol, des amendements locaux et des engrais minéraux et permet d’augmenter le rendement des terres, tout en assurant l’amélioration et la durabilité de leur fertilité. « Cette approche impliquant l’utilisation combinée d’engrais minéraux, d’amendements organiques, de semences améliorées ainsi que de bonnes pratiques culturales constitue un élément clé pour la conduite des activités culturales dans le PASANK »rassure l’Ir Samson Chiruza. La suite de l’atelier sera consacré aux domaines d’activités du projet et modalités d’exécution, le système de suivi-évaluation, les outils de collecte des données, les responsabilités dans la collecte des données, le suivi des fonds alloués aux partenaires, le rapportage, la saisie et le stockage de données, la présentation et la communication des résultats de suivi-évaluation et finalement la mise en place des plans de collecte des données. Jean Batiste M.

Showing 8 results of 776 — Page 1